Comment trouver un job avec le collaboratif ?

Avec un taux de chômage qui reste inquiétant malgré de récentes baisses, l’émergence du travail dans le secteur collaboratif peut se révéler être une bonne nouvelle. Toutefois la question posée est : peut-on trouver un job AVEC le collaboratif ? Je réponds tout de suite : oui.

Mais avec un bémol toutefois : il s’agit bien d’un job, et pas d’un métier à proprement parler. C’est-à-dire d’un emploi qui n’est pas forcément fait pour durer, mais plutôt pour se lancer ou obtenir un (petit) complément de revenu. Vous savez : ces « petits boulots » bien utiles pour arrondir les fins de mois… que l’on soit étudiant, retraité, inactif, voire micro/petit entrepreneur. Aujourd’hui on leur a simplement donné un nom moderne : le « jobbing« .

Et qu’il s’agisse d’un travail manuel ou intellectuel, ce qui est nouveau, c’est la façon dont les gens le trouvent et en parlent. Merci Internet !

 

Au début est… la recherche du job

Quand les réseaux habituels s’assèchent, quand on débute à peine et qu’on n’a pas de réseau à soi… Si on tourne en rond sans trop savoir comment s’y prendre…  Il existe des lieux pour y remédier, où la recherche du job dans le collaboratif se fait sur le mode co-working. Cojob, par exemple, fait partie de ces associations qui aident à trouver un stage, une mission ou un poste.

Ici, la recherche de travail se fait le matin. L’après-midi étant dédié aux missions bénévoles dans des associations ou des petites entreprises. « Être entouré de personnes qui ont le même but, ça aide drôlement !« , s’accordent à dire tous ceux qui ont choisi cette forme de recherche de travail. Les relations se nouent, les réseaux se forment, la confiance en soi se renforce. Bref, une bonne façon de commencer.

« Il y a celui qui, au début de sa recherche d’emploi, est une personne comme les autres. Recherche juste un travail,  il est confiant. Quand il envoie des CV.… pas de réponse… Il renvoie des CV, toujours pas de réponse, il peaufine son CV, le fait relire, le rend un peu plus original… le renvoie. Toujours pas de réponse. Le découragement guette… (…) C’est ainsi qu’il découvre COJOB. (…) Il peut enfin mettre ses compétences en action, trouver un rythme, partager des moments de recherche d’emploi avec d’autres personnes.« 

Vous êtes un peu timide ? Vous ne voulez pas entrer tout de suite dans un groupe et rencontrer des gens IRL (In Real Life, dans la vraie vie) ? Faites un effort tout de même. Honnêtement, sortir de chez soi et discuter avec des personnes qui ont les mêmes attentes, c’est drôlement enrichissant ! Et c’est le meilleur moyen pour commencer à tisser vos futures relations de travail, et votre réseau.

 

Chercher dans le secteur collaboratif

Le couchsurfing, le covoiturage, le crowdfunding, le coworking, le do it yourself, les fablabs, les logiciels libres… Tout ceci en fait partie. Dans ce secteur, vous pouvez à la fois trouver un job, ou bien créer le vôtre.

 

job avec le collaboratif - Logo 1

 

Pour certains, il sont assez anciens. Les logiciels libres, par exemple, existent depuis les années 80. Le do it yourself (ou DIY – « faites-le vous-même » en bon français) est encore plus ancien, mais remis au goût du jour avec la mode du « bricoler soi-même » dont nous avons déjà parlé. Le coworking est plus récent, et nous vous en avons parlé ici. Encore plus récents, les fablabs (contraction de fabrication laboratory – laboratoires de fabrication). Ce sont des lieux dans lesquels vous disposez de machines incroyables pour réaliser vos rêves les plus fous et il en existe partout en France !

Quant au couchsurfing (dormir chez l’habitant) et au covoiturage, ils existent depuis que les lits et les voitures existent, ou presque ! Simplement, Internet est apparu, et la mise en relation entre les gens se fait désormais plus facilement.

 

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Les sites collaboratifs où trouver un job

Ce type de site s’est multiplié ces dernières années. On en a distingué 2 grandes catégories : les plateformes généralistes (en terme d’activité ou de compétences) et celles spécifiquement orientées « job de livreur« .

 

Les généralistes

Notons qu’il s’agit bien là de plateformes proposant des services entre particuliers, clairement tarifés. Attention, le secteur est porteur et les arnaques existent… Faites vos recherches sur les sites ayant déjà une certaine ancienneté ou tout du moins, un nombre d’annonces important. En gage de sérieux, la plateforme doit toujours proposer une assurance, et l’éligibilité du petit boulot au crédit d’impôt à 50%. Selon les sites, les revenus espérés peuvent varier de 200 à 1.000 € en fonction de la disponibilité…

Parmi ceux-ci, impossible de ne pas citer Le Bon Coin. Ce site de petites annonces ultra-connu permet – en plus de vendre ou d’acheter des objets – de trouver un job, voire un vrai métier. Lors de la rédaction de cet article, il y en avait 7.862 pour l’Île de France. Pas ou peu d’annonces pour cadres, encore moins d’offres d’emploi mirifiques. Mais beaucoup de « boulots d’appoint », comme chauffeur de VTC ou agent commercial, par exemple.

Autres (gros) sites de jobbing (attention : monabeille.fr, ifastask, n’existent plus…)

  • Youpijob : le numéro un auto-proclamé du secteur en France
  • Stootie dont l’objectif est de retisser du lien social de proximité
  • Frizbiz, soutenu par Leroy Merlin (tiens, encore ?) plutôt axé sur les offres de services de bricolage
  • Jemepropose : mélange de jobs d’appoint et de véritables offres/demandes d’emploi
  • 5euros : comme son nom l’indique, toute prestation est vendue 5 €, on est là dans le micro-service
  • Les Débrouilleurs : également axé sur le bricolage/dépannage, avec une notion de recommandation interne

 

Devenir livreur

Premières pistes à explorer pour du job d’appoint : tous les sites qui proposent des services de livraison de food à domicile ou au bureau. Ils sont en permanence à la recherche de nouvelles recrues de coursiers/livreurs, le plus souvent à 2 roues.

Revoir sur le sujet notre article sur la FoodTech qui vous proposait un tour d’horizon des plateformes opérant de ce secteur. A y rajouter les sites généralistes de livraison de food : Deliveroo, Foodora par exemple. Rappelons que le belge Take It Easy a été placé en redressement judiciaire, on l’oublie donc.

Pensez aussi à toutes les plateformes qui sont exclusivement orientées « livraison ». Ces sites sont toujours liés à une appli qui va jouer sur la géolocalisation et la proximité entre le commanditaire et un livreur disponible, qu’il soit à pied, à 2 roues ou en voiture ou en camion. Petits plis ou colis, petites courses souvent, de proximité ou sur des trajets habituels, ces offres viennent – accessoirement – en concurrence directe des services de La Poste sur des « niches » spécifiques du métier.

 

job avec le collaboratif coursier

 

On a recensé quelques offres ; si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires surtout !

  • Birdiz : un coursier à la demande près de chez vous
  • My Box Man : idem
  • Gogo RunRun : seulement parisien, pour rentabiliser les trajets du quotidien
  • Stuart : uniquement clientèle entreprises, pour gérer la « logistique du dernier kilomètre »
  • Couriier : les coursiers sont tous à vélo
  • Chronobee : ce sont uniquement des particuliers qui livrent les colis, durant leur trajet quotidien

D’ailleurs on vous invite à consulter un blog sympa sur le sujet : Devenir Coursier Vélo.

 

Alors, trouver un job avec le collaboratif c’est facile ?

Disons que ce n’est pas trop difficile, les offres et les plateformes étant légion aujourd’hui… Mais encore une fois, cet état des lieux me paraît surtout significatif de la situation de l’emploi en France en ce moment. Et cette relative banalisation des « petits boulots » illustre aussi la nécessité urgente de légiférer sur cette nouvelle économie émergente.

Rappelons que tout revenu doit être déclaré à l’Administration Fiscale dans le but d’être assujetti à l’impôt applicable… Et si l’Administration ferme sans doute les yeux pour les petites sommes, gare à celui qui aurait des gains trop importants !

«Si le revenu perçu, fruit de l’économie collaborative, est régulier et si son montant prend une part importante, il faut déclarer cette activité et se créer un statut comme celui d’auto-entrepreneur» déclarait il y a déjà deux ans déjà Daniel Baldaia, de la Direction Générale des Finances Publiques dans cet cet article de 20minutes.fr.

 

Déjà eu recours au jobbing de votre côté ? Dites-nous tout, ici ou sur nos réseaux !

Comment List

  • Emmanuelle 22 / 05 / 2017 Reply

    Il y a aussi le job board de Made in Share ! http://www.madeinshare.com

    • Share Paris 23 / 05 / 2017 Reply

      Cela peut s’inscrire dans ce type de démarche, effectivement. Merci de votre retour Emmanuelle !

  • Collins 07 / 06 / 2017 Reply

    Également le job de babysitter occasionnel avec Wekids -le babysitting connecté – : les algorithmes de l’application recherchent les meilleurs profils et à proximité du domicile des parents.

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