[ITW] Odile Beniflah, Responsable de l’International chez Meetup

Meetup rassemble des personnes dans des milliers de villes afin qu’elles fassent ensemble ce qu’elles aiment. L’idée est simple : nous faisons mieux ce qui compte pour nous lorsque nous le faisons à plusieurs. Et c’est ce que fait Meetup, rassembler des gens pour faire, explorer et apprendre.

Par exemple, grâce aux Meetups de course à pied, d’écriture, de réseautage professionnel, on arrive à courir un marathon, écrire un roman, trouver un job… Car pendant les Meetups les gens s’entraident. Ils se parlent, se conseillent et se soutiennent les uns les autres, dans le but de réaliser leurs objectifs de vie. Depuis son lancement en octobre 2012, Meetup compte plus de 30 millions de membres. Il existe plus de 272.000 groupes Meetup, dans 182 pays. Le concept : On EST ce que l’on FAIT !

Meetup est partenaire du salon Share Paris. A ce titre, la société vous offre l’occasion de rencontrer d’autres visiteurs du salon en créant ensemble un objet, un projet, un débat… durant les 3 jours du salon les 22, 23 et 24 septembre. Une expérience à découvrir très bientôt plus en détails sur notre site.

Nous avons donc interviewé Odile Beniflah, Responsable de l’International chez Meetup depuis 2014.

 

un meet up logo

 

1. En 140 caractères max, quelle est votre définition du partage ?

Le partage, c’est échanger avec les autres, donner, recevoir et faire circuler les biens en étant convaincu qu’on gagne plus en collaborant avec les autres.

 

2. Êtes-vous convaincue que l’homme est de nature collaborative ?

Je ne sais pas si l’homme est de nature collaborative mais il le devient pour des questions de survie et d’intérêt personnel. Quand on partage, la qualité de vie de chacun s’améliore. Les mères qui travaillent le comprennent parfaitement : des voisins qui font manger vos enfants de temps en temps, les aident à faire leurs devoirs, les écoutent quand ils ont des soucis, ça change la vie. Aujourd’hui on parle beaucoup de solitude en ville et de burn-out au travail et peu des solutions qui sont à la portée de tous. Il y a tellement de progrès à faire dans le domaine du partage.

 

3. A votre avis, peut-on tout partager ?

Oui je le pense mais la notion de partage est différente pour tous. Certains sont prêts à partager leur temps, d’autres leur savoir, leur argent, leur maison, leurs sentiments, leurs idées. Toutes ces expériences ont de la valeur car elles obligent à une relation humaine qui amène toujours des surprises. Partager, c’est aimer l’aventure.

 

4. Quelle est votre plus belle expérience de partage ? La pire ?

Ma plus belle expérience de partage a eu lieu en Italie. L’école des enfants venait d’ouvrir et le jour de la rentrée, il n’y avait rien dans les classes. Aucun livre en primaire et aucun jouet en maternelle. Au lieu de hurler, les parents ont décidé de collaborer avec les profs et de voir ce que chacun avait chez soi. En quelques jours, nous avons aménagé les classes avec les enfants en amenant meubles, livres et jouets. Nous avons construit la classe ensemble et nous avons créé des liens d’amitié très forts qui durent encore aujourd’hui.

Bien sûr, j’ai eu quelques mauvaises expériences de partage comme le conducteur qui annule un covoiturage au dernier moment. Ou une location d’appartement de particulier qui est moins agréable que prévue, mais c’est vraiment très rare. Les applis actuelles empêchent désormais ce genre de déconvenue et on apprend aussi de mieux en mieux à définir ses besoins.

 

5. Pourquoi avez-vous accepté d’être partenaire de Share Paris ?

Grâce aux réseaux sociaux, les gens communiquent de plus en plus et l’innovation sociale s’accélère de façon exponentielle. Il existe de plus en plus de solutions aux problèmes quotidiens mais ces solutions sont encore trop méconnues. En donnant davantage de visibilité aux initiatives actuelles, j’espère que chacun pourra apprendre à en profiter et sera inspiré à créer ses propres projets.

 

6. Qu’attendez-vous de ce rendez-vous ?

Je suis toujours curieuse de voir ce qui se passe à Paris. J’habite à New York qui est une ville où les idées ne manquent pas et où de nouvelles applis nous permettent de partager de plus en plus. Mais ici, nous sommes toujours dans une logique financière. La vie est très chère à New York et on cherche toujours de nouvelles sources de revenus. A Paris, je trouve qu’il y a beaucoup de projets innovants passionnants qui dépassent le cadre purement financier. Ça me rappelle à quel point j’aime Paris !

 

7. Quels sont les projets futurs de Meetup en matière d’économie du partage ?

Meetup, c’est déjà au présent une immense économie du partage. Sur Meetup, presque 10.000 groupes de gens se retrouvent chaque jour dans la vie réelle pour collaborer autour de leurs passions. Que ce soit dans le domaine de l’entreprenariat, du sport, de l’art, de la culture, de l’apprentissage et tant d’autres domaines. Nos millions d’utilisateurs ont déjà compris qu’ils ont plus de chance de réaliser leurs rêves quand ils se retrouvent à plusieurs en chair et en os et qu’il y a une vraie relation humaine.

Les projets futurs de Meetup, c’est de permettre une mise en relation de plus en plus facile entre les gens qui partagent un même projet. Pourquoi ne pas commencer en France, un des pays où Meetup connaît la croissance la plus forte… Est-ce que c’est parce qu’on aime particulièrement le partage en France ou tout simplement l’art de vivre bien ?

 

Share Paris : Merci à Odile Beniflah d’avoir bien voulu répondre à nos questions.

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