Le crowdfunding ou financement participatif, c’est quoi ?

Littéralement, le crowdfunding signifie « financement par la foule« . Il se traduit généralement en français par financement participatif.

Le crowdfunding définit un circuit court de financement par le plus grand nombre, créé en dehors du système bancaire classique. De nombreux exemples ont existé dans le passé, sous forme de souscription pour les romans de Jane Austen ou d’échange avec contrepartie pour des concerts de Mozart.

Mais c’est avec le financement participatif de la Statue de la Liberté (relire notre article sur le sujet) par plus de 120 000 particuliers français et américains que le crowdfunding prend ses lettres de noblesse.

Depuis, internet et les réseaux sociaux ont complètement transformé la donne. Et le crowdfunding a changé d’échelle. Désormais, vous ou moi pouvons y faire appel très facilement grâce à des plateformes dédiées, soit pour récolter des fonds soit pour en donner ou investir.

En effet, aujourd’hui, le crowdfunding permet de financer des projets sans intermédiaire entre le créateur de projet et sa communauté. Il fait partie intégrante de l’économie collaborative. Ainsi, tous les domaines d’activité : art, culture, science, technique, social, caritatif, politique, entrepreneurial, sont concernés.

 

La philosophie et les formes de crowdfunding

Le crowdfunding est avant tout fondé sur des valeurs collaboratives d’échange, de partage, de solidarité et d’enthousiasme. Malgré tout, il faut savoir garder un œil critique avant d’investir dans un projet, pour éviter les désillusions.

Vincent Ricordeau, fondateur de KissKissBankBank rappelle, dans son livre, Crowdfunding, le financement participatif bouscule l’économie !, cette nécessaire bienveillance entre tous :

C’est dans l’équilibre entre les différentes forces en présence – la créativité, la confiance, la communication, la participation, l’empathie, le partage – que réside le contrat tripartite qui lie les plateformes de crowdfunding avec leurs usagers (créateurs et contributeurs).

Le crowdfunding se répartit en 2 familles distinctes : les plateformes non spéculatives (on ne gagne rien financièrement mais on ne risque rien non plus) et les plateformes spéculatives.

Les plateformes non spéculatives comprennent:

  • le don sans contrepartie, en général pour des associations, avec des plateformes comme JustGiving
  • le don avec contrepartie en nature. Il a commencé avec des projets culturels ou artistiques, relayés par les plateformes les plus connues Ulule, KissKissBankBank, MyMajorCompany, Kickstarter
  • les prêts solidaires entre particuliers sans taux d’intérêt, avec Kiva et en France, Babyloan

Alors que les plateformes spéculatives concernent généralement plus les entreprises et se développent en :

  • crowdlending : prêt pour des entreprises ou entre particuliers avec taux d’intérêt (Lendopolis) ou à taux zéro (HelloMerci)
  • crowdequity : investissement contre prise de participations. Il permet surtout aux petites entreprises et aux start-ups de lever des fonds (Wiseed, Anaxago)

 

Le crowdfunding en pratique

Les plateformes proposent un cadre qui favorise la mise en valeur des projets, avec la charte éditoriale du site, le développement de leur notoriété, une communauté fidélisée, mais aussi par le design de leurs pages projets. En effet, plus ces pages sont attractives, intuitives, faciles à partager sur les réseaux sociaux, plus elles pourront séduire sur le web.

De leur côté, les porteurs de projet doivent savoir présenter l’objet de leur collecte, le montant demandé, le temps requis pour atteindre son objectif et les éventuelles contreparties proposées. Le projet est ensuite soumis à la plateforme qui peut ou non le valider. Pour les prêts ou les investissements dans les entreprises, les dossiers sont minutieusement analysés par les responsables des plateformes.

Pour réussir son crowdfunding, il faut élaborer un vrai plan de communication pour toucher et conquérir les 3 cercles suivants :

  1. la famille, les amis et les fans
  2. les amis de la famille, les amis des amis, les amis des fans…
  3. puis tous les internautes sans lien avec le porteur de projet, mais séduits par le projet au cours de leur navigation web

A noter que les cercles 1 et 2 constituent ce que l’on nomme joliment le « love money« , l’argent de l’amour !

 

via GIPHY

Pour résumer, le crowdfunding arrive pour les porteurs de projets entre la case love money et la case banque, ou bien la case levée de fond (case nouvelle qui n’existait pas auparavant). Cela permet de valider l’adhésion d’une communauté au projet et le rend crédible.

 

Les tendances à venir du crowdfunding

Le crowdfunding se développe de manière exponentielle, avec des chiffres impressionnants (cf. infographie ci-dessous). De nombreux acteurs co-existent sur ce marché, des plus grands à de plus petits très segmentés.

Ainsi, les acteurs français comme KissKissBankBank côtoient des sites ciblés comme Gwenneg (économie bretonne), MiiMosa (projets agricoles), Credofunding (obédience chrétienne), Lymo (immobilier participatif) ou Bulb in Town (projets locaux).

Une évolution en mode « phygital » se précise par ailleurs avec l’ouverture de boutiques physiques pour KissKissBankBank et Ulule. Tout comme Fundy plateforme de e-commerce ne vendant que des produits issus du crowdfunding, présent sous forme de boutique éphémère. L’avenir nous dira s’il s’agit d’une tendance lourde ou d’une mode éphémère…

 

crowdfunding ou financement participatif - infographie

Source : cet article sur Marketing Professionnel

 

N’hésitez pas à nous faire part de vos success stories, notamment si vous avez déjà utilisé le crowdfunding ou financement participatif ! Et n’oubliez pas, notre page Facebook vous est toujours ouverte !

 

Crédit photo © Vadim Trunov

Comment List

  • A noter également l’essor du crowdfunding immobilier où les particuliers sont invités à prêter des fonds aux promoteurs

    • Share Paris 13 / 02 / 2017 Reply

      Bonjour,
      Merci pour votre retour. Effectivement, vous avez tout à fait raison. Nous aurons certainement l’occasion de nous intéresser à ce sujet dans un prochain article de blog.

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